Géographie, milieux

Situé aux confins des deux régions Franche-Comté et Rhône-Alpes, le Haut-Jura est un territoire de moyenne montagne qui couvre les plus haut sommets de la chaîne du Jura (Crêt de la Neige à 1720 m, Reculet à 1717 m, Crêt de Chalam à 1545 m , Crêt Pela à 1495 m ).

Un patrimoine naturel remarquable
• La forêt, qui recouvre 70% du territoire, constitue la première richesse écologique, en offrant des zones d’habitat à des espèces animales et végétales devenues rares pour certaines d’entre elles.

Les milieux naturels ouverts (tourbières, pelouses sèches, prairies, alpages), s’imbriquent en mosaïque, constituant un continuum écologique complexe et diversifié en termes de biodiversité.

La faune est très présente autour d’espèces emblématiques locales (lynx, chamois, chevreuil), parfois très discrètes (martre, hermine,..), ou en expansion (cerfs, sangliers).

• L’avifaune est particulièrement bien représentée malgré la situation fragile de certaines espèces majeures locales : grand tétras, gélinotte des bois, chouette de Tengmalm, chouette chevêche…

• La variété de la flore n’a d’égal que sa richesse (sabot de venus, lys martagon,…), tant en milieu humide qu’en milieu sec et rejoint à ce titre l’exceptionnelle diversité de l’entomofaune (azuré de la croisette, apollon,…).

• Le réseau hydrographique superficiel (Bienne, Orbe, Saine, Lemme, Doubs, Cébriot, Valserine, Semine), remarquable par sa qualité, reste toutefois limité aux vallées, dans la mesure où, en raison du sous-sol karstique des plateaux, l’eau s’infiltre très rapidement et effectue l’essentiel de sa circulation dans des réseaux souterrains complexes et mal connus.
Cette perméabilité du sous-sol induit une vulnérabilité extrême des eaux souterraines aux pollutions de toutes natures (urbaines, industrielles, agricoles, sauvages) et un transfert rapide des polluants jusqu’aux sources ou résurgences, nécessitant une vigilance permanente.

 

Une dynamique socio-économique originale
A l’image de la plupart des zones rurales françaises, le Haut-Jura connaît depuis quelques années un léger regain démographique, dont la pérennité tient néanmoins davantage à un solde naturel positif qu’à des phénomènes résidentiels comme on peut les observer ailleurs.
Cette relative stabilité, côté franc-comtois, dissimule cependant de forts courants migratoires à l’intérieur du territoire, depuis les bourgs centres des fonds de vallées vers les villages alentours mieux exposés sur les plateaux. Sur la partie rhônalpine du territoire, on assiste en revanche à un puissant mouvement d’accroissement de la population lié à la position frontalière du Pays de Gex dans le cadre d’un processus de péri-urbanisation à partir des pôles urbains de Genève, d’Annemasse et d’Annecy.
Mais le Haut-Jura présente avant tout l’originalité d’être une montagne industrielle, on parle parfois de « district industriel à la montagne ». Il est le second bassin industriel et le troisième bassin économique de Franche-Comté.
La dynamique de développement du Haut-Jura tient à la présence, à la richesse et à l’interaction de trois forces économiques :
• l’industrie (injection plastique, lunetterie, jouets, décolletage),
• le tourisme hivernal et estival de station (Les Rousses, Monts Jura, Divonne-les-Bains) ou diffus (nombreux gîtes et centres de vacances),
• les activités rurales traditionnelles agricoles (productions laitière et fromagère – 4 AOP) et sylvicoles (première transformation).

L’industrie, basée sur des activités de main d’œuvre, est extrêmement concurrencée par les pays à bas coût de main d’œuvre. La restructuration se fait au prix de délocalisations des entreprises locales et/ou d’une modification de la nature des emplois locaux et d’une réduction de leur nombre.

Dans le domaine touristique, malgré les efforts de modernisation des équipements liés à la neige et une diversification de l’offre de produits et d’activités estivales, l’inquiétude vient des évolutions climatiques : un enneigement de plus en plus irrégulier connu ces dernières années sur des domaines skiables qui ne dépassent pas 1600 m d’altitude et des étés, parfois caniculaires, mais très souvent pluvieux. Les saisons touristiques ont donc tendance à se contracter, hiver (sur trois ou quatre mois) comme été (sur deux mois), du fait d’une fréquentation plus tendue et volatile.
Enfin, les activités agricoles et sylvicoles présentent une situation contrastée.

La production laitière, prépondérante à 80%, fait l’objet depuis longtemps d’une valorisation intéressante via le dispositif des Appellations d’Origine Protégée (Comté, Morbier, Bleu de Gex/Haut-Jura, Mont d’Or) couplé au système coopératif (16 fruitières sur le Haut-Jura). Mais, avec moins de 2% de la population active (environ 350 exploitations recensées en 2007), l’agriculture peine à se renouveler, mettant en difficulté les coopératives (faiblesse des litrages travaillés). Le potentiel de production se réduit (départ des quotas) alors que la taille moyenne des exploitations restantes demeure modeste dans le contexte actuel.

Dans le domaine forestier, le potentiel de production reste insuffisamment valorisé, avec un nombre de scieries locales de plus en plus réduit, centrées sur la première transformation (peu de valeur ajoutée), alors même que le mode de gestion local en futaie jardinée et la qualité reconnue des bois d’altitude constituent des atouts importants.

Une dynamique se met actuellement en place pour structurer et valoriser la filière bois.

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