Les temps forts


1974 : les élus haut-jurassiens créent l’Association de Développement et d’Aménagement du Haut-Jura, qui regroupe élus et forces vives locales. L’ADAHJ va initier les premières réflexions d’un renouveau du territoire dans le cadre d’un mouvement national s’appuyant sur le développement local pour enrayer les phénomènes de désertification des campagnes.

1978 : les élus créent le Syndicat Intercommunal de Développement et d’Aménagement du Haut-Jura. Regroupant 35 communes, le SIDAHJ a pour mission de mettre en oeuvre et gérer les projets conçus par l’ADAHJ.
Parallèlement, les élus s’interrogent sur la possibilité d’inscrire leur action dans une politique plus identifiée, lui donnant davantage de sens et lui procurant une reconnaissance plus forte. La philosophie développée par les Parcs naturels régionaux va leur apparaître comme particulièrement adaptée à leur situation et répondant à leurs attentes

1986 : les élus créent, avec le soutien de l’Etat et des Régions, le Parc naturel régional du Haut-Jura. Ce nouveau Parc est composé de 37 communes toutes jurassiennes à l’exception de deux d’entre-elles, l’une dans le Doubs, l’autre dans l’Ain. Très vite, le Parc s’agrandit pour rassembler 48 communes.
Au-delà du bilan factuel tiré de l’application de la première Charte, il convient de relever l’intérêt suscité par la démarche Parc sur le Haut-Jura, puisqu’à l’issue de ce premier exercice de Charte, c’est finalement 96 communes (plus une ville porte) qui adhèrent en 1998 au Parc, pour mettre en oeuvre la seconde Charte du Parc, soit un doublement de la surface et de la population du Parc. Confortant sa présence dans le Jura et dans le Haut-Doubs, le Parc prend une dimension réellement interrégionale en s’étendant notamment dans l’Ain, en Rhône-Alpes, principalement autour de la Haute-Chaîne du Jura.

Une fois encore, le territoire s’agrandira en cours d’exercice, puisqu’à l’occasion d’une part de la mise en place du Pays du Haut-Jura en 2002, initié par le Parc, d’autre part de demandes individuelles, c’est 9 communes supplémentaires qui adhèreront au Parc et 6 qui s’y associeront et deux nouvelles villes portes qui le rejoindront, portant à 105 le nombre de communes classées en Parc et à 114 les membres du Syndicat mixte (nombres ramenés respectivement à 104 et 113, après la fusion de Tancua et Morbier en 2007).

 

Les Chartes successives

1986-1996 (1998) : la première Charte
(arrêté préfectoral du 10 février 1986)

Elle s’articulait autour de 4 orientations :
• Soutien au développement harmonieux des activités économiques.
• Mise en place d’une image de marque spécifique du Haut-Jura.
• Conservation, mise en valeur et gestion des patrimoines
naturel et culturel.
• Assistance technique aux conseils, aux associations et aux particuliers

Sur le contenu des actions, il a pu être noté que le Parc avait joué un rôle majeur à travers la protection de milieux naturels, la gestion de l’eau, l’aménagement de nombreux sites, la modernisation des hébergements touristiques, le balisage, l’équipement et la promotion de centaines de kilomètres de sentiers de randonnée, la mobilisation des propriétaires forestiers, le soutien aux activités économiques locales et l’organisation de l’intercommunalité.

 

1998-2008 (2010) : la seconde Charte
(décrets ministériels des 17 août et 19 octobre 1998)

Elle se déclinait en 5 vocations pour un Haut-Jura :
• Terre de nature : vocation regroupant les politiques en faveur des milieux naturels et de l’eau.
• Terre rurale : vocation détaillant les politiques dans les domaines de l’agriculture, de la forêt, des paysages, du patrimoine bâti, du commerce et des service.
• Terre de savoir-faire, vocation explicitant les politiques en matière de
savoir-faire artisanaux et de maîtrise des impacts environnementaux des entreprises.
• Terre d’accueil, vocation développant les politiques en faveur d’un tourisme de nature et de culture.
• Terre de cohérence, vocation visant à assurer les objectifs de cohérence démocratique, territoriale et institutionnelle.

On retient du bilan d’actions du Parc sur cette décennie les éléments forts suivants :

• En matière environnementale, 36% du territoire est classé en Natura 2000. La connaissance de la biodiversité a fait l’objet de nombreuses études généralement ponctuelles, par espèce ou par milieu, mises à profit dans un objectif de gestion : gestion des tourbières, gestion des pelouses sèches, mise en place d’un troupeau itinérant de chevaux rustiques,…
Enfin, le Parc est désormais en charge de la gestion de l’eau sur l’ensemble des bassins versants du territoire, par délégation de compétence des communes, par convention avec les communes et les communautés de communes, et mène avec l’Agence de l’Eau un travail précis, entreprise par entreprise, de maîtrise des risques de pollution des eaux.

• Concernant les activités rurales, le Parc a mis en oeuvre de nombreuses actions en faveur de l’agriculture et des produits fromagers (Route des fromages, expositions, salons). Il s’est investi en faveur de la forêt (gestion en futaie jardinée, orientations sylvicoles tenant compte des milieux à tétraonidés, et des paysages (chartes paysagères, dégagements paysagers sur sites et le long des routes…). Enfin une de ses actions majeures a visé la mise en valeur du patrimoine bâti (couverture de l’Inventaire, valorisation des matériaux locaux, rénovation de façades, guides techniques) et plus récemment une implication dans les constructions contemporaines respectueuses de l’environnement.

• En matière de savoir-faire, le Parc a développé l’attribution de la Marque Parc, initié des opérations collectives de valorisation et de promotion des savoir-faire artisanaux (Route des savoir-faire, Atelier des savoir-faire, salons, formations/chantiers-écoles…), encouragé les démarches de management environnemental dans les entreprises, couvert la quasi-totalité des intercommunalités en matière de règlements sur les enseignes et la publicité, développé les démarches de qualité des zones d’activités.

• Dans le domaine touristique, le Parc a mis en réseau les offices de tourisme du territoire dans le cadre d’un office de pôle de compétences, couvert l’ensemble du territoire en matière de sentiers de randonnée, développé les différentes formes de randonnée (pédestre, VTT, raquettes,…) et créé de nombreux sentiers ou circuits à thème (eau, forêt, paysage, neige, tournerie, émail,…).
Il a piloté des programmes de valorisation touristique (Grandes Traversées du Jura, Ligne des hirondelles), aménagé des sites touristiques (Borne au Lion, Pré-Poncet,…) et bien sûr construit la nouvelle Maison du Parc, en démarche HQE©*, avec ses espaces d’accueil du public (muséographie/scénographie).

• Sur le plan culturel, il est devenu un acteur national reconnu sur la question de la musique et du son, au travers des concerts en sites sonores, des expositions sur le son, des masterclasses pour les écoles de musique en partenariat avec les festivals locaux, ou encore de sa présence à l’exposition décennale (98-08) sur le son à la Vilette à Paris.

• En matière de cohérence territoriale, il a développé de nombreux outils de communication (Journal du Parc, site internet, conférences, …), amplifié son action dans les médias locaux et nationaux, mis en oeuvre une politique importante de sensibilisation des jeunes (scolaires d’abord, puis collèges et lycées ensuite) mais aussi des habitants ou des touristes (animations estivales) et conçu de nombreux outils pédagogiques pour les enseignants. Il accompagne les communes dans l’élaboration de leurs documents d’urbanisme (PLU, SCoT) et a initié les premières démarches en faveur d’un urbanisme de qualité. Il a conduit de nombreux programmes de développement pluriannuels (Leader2, Leader+, Leader, Life…) et mené plusieurs projets de coopération transnationale, transfrontaliers ou interterritoriaux, qui ont fait la réputation du Haut-Jura en tant que territoire de projets.

• Sur le plan de l’organisation territoriale, les communes qui n’avaient pas adhéré en 1998 ont toutes intégré le Syndicat mixte par la suite. Les intercommunalités ont adhéré au Parc en 2003 (un des tout premiers cas en France) et le périmètre du Parc s’est calqué sur leurs périmètres sauf dans l’Ain (pour des motifs géographiques). Enfin, le Parc s’est vu confier en 2001 le pilotage du Pays du Haut-Jura par les communautés de communes jurassiennes qui le composent, ce qui constitue une spécificité dans les Parcs français.

 

2010-2022 : la troisième Charte
(arrêté ministériel du 1er avril 2011)

La nouvelle Charte « Horizon 2022 » s’inscrit dans la continuité. Mais elle comporte aussi des orientations plus fortement affirmées en matière d’urbanisme, de culture notamment et des ambitions nouvelles. Le changement climatique n’était pas en 1998, date d’élaboration de la précédente Charte, un sujet de préoccupation crucial.
Pour répondre à ces nouvelles orientations, dans un souci de transversalité, le Parc a choisi de structurer la Charte 2010-2022 autour de 3 vocations et 11 axes :
- Vocation 1 : un territoire construit, vivant et animé ensemble
- Vocation 2 : un territoire responsable de son environnement
- Vocation 3 : un territoire qui donne de la valeur à son économie

Rendez-vous dans l'onglet : "Le Parc en actions"


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